Histoire de la Terre.
Plan de la page :
Les
premières eaux
- Epoque primaire : les premiers poissons
- Epoque secondaire
Epoque
moderne -
- Rapport
actuels entre l'eau douce et l'eau de mer
L'histoire de la Terre est divisée en période déterminées d'après grands bouleversements des faunes fossiles. On a pensé longtemps que ces grands désordres correspondaient à de véritables cataclysme planétaire et l'on concevait l'évolution mondiale come "catastrophique". Aujourd'hui, on est parvenu à concevoir une évolution beaucoup moins dramatiques et même pratiquement régulière bien que la Terre soit passée par des périodes de variations climatiques certaines.
Il y a quatre milliards d'années environ, notre planète était une masse en fusion, issue probablement de gaz échappé du Soleil, un ou deux milliards d'années auparavant. Elle ne se refroidit que lentement et c'est par étapes successives qu'elle s'est revêtue d'une "écorce" suffisament froide pour que des précipitations, dues à la condensation atmosphérique, permettent la formation des mers, des lacs et des cours d'eau. Dès qu'il eut contact entre les matériaux du sol et les premières eaux, celles-ci commencèrent à se "saler" progressivement. Ce serait donc, par la suite du ruissellement consécutif au "lessivage" des contients, que les eaux des mers primitivent se seraint chargées peu à peu de la trentaine de grammes par litre des différents sels qui distinguent l'eau de mer et l'eau douce.
Les eaux marines actuelles - elles recouvrent les 7/10ème de notre planète - s'étant de plus en plus salée, l'âge d'un fossile marin ne permet pas de préciser la salinité de l'eau dans laquelle il vivait. Tout au plus, peut-on dire, chaque fois que l'on considère un organisme marin ancien, qu'il vivait dans une eau plus douce que son éventuel descendant actuel. Les premiers organismes apparus approximativement il y a 3 milliards d'années, vivaient dans une eau sans doute plutôt douce, alors que les premiers poissosn venus au monde, il y a 500 millions d'années, vivaient probablement dans une eau sensiblement plus salée.
Epoque primaire, les premiers poissons.
Les premiers poissons apparurent sur Terre à la fin de l'une des subdivisions de l'ère primaire, la période dite "ordovicienne" soit, rappelons-le, il y a environ 500 millions d'années.
Pour se faire une idée par une analogie, si l Terre avait un an d'existance, son histoire se présenterait comme suit ___________________________________________________________________________
1er janvier 0h00 --- ère précambrienne------------naissance de notre planète.
1 septembre-------- ère précambrienne------------apparition des première algues photo-synthétique.
21 novembre ------ début de l'ère primaire-------trilobites, fougères arbi-orescetes, poissons cuirassés
19 décembre ------ début de l'ère secondaire---ammonites et grands reptiles (dinosaure).
27 décembre------ début de l'ère tertiaire---------règne des mammifères et des poissons modernes.
31 décembre 22h20 -- ère quaternaire------------- -apparition de l'homme.
31 décembre 22H59'30'' -idem--------------------- ----construction des pyramides.
31 décembre 24h00 ---- ce jour --------------------- -publication de ce site "Aqualoisir"
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Les premiers poissons sont donc arrivés tardivement. Ils ne sont pas nés dans une eau de mer aussi salée que l'actuelle, mais dans un océan vieux de trois milliards d'années, déjà relativement enrichi en sel. Ces poissons primitifs n'étaient pas semblables à ceux que nous connaissons. Parmi les descendants directs les plus familiers de ces "faux poissons sans mâchoire", on put citer la lamproie, connue de tous les gastronome, ainsi que certains poissons pulmonés tels ls Protoptères appréciés par une petite minorité d'aquariophiles.
A la période suivant l'Ordovicien, c'est-à-dire au Silurien, les poissons sont déjà abondants. Ils ont entrepris la conquête du mode. Dès cette lointaine époque primaire, apparurent les ancêtres des requins, des raies et le très célèbre Coelacanthe (espèce dite ovovivipare dont les oeufs atteignent la taille d'une ballle de tennis.
Pour nous, aquariophiles, une étape beaucoup plus importante se situe immédiatment après. Disons qu'elle commence dès le début de la période Dévonien, il y a environ 400 millions d'années, pour se terminer à la fin du cabonifère, il y a 300 millions d'années. Que s'est-il passé durant ces 100 millions d'années ? ... En quoi des événements aussi lointains peuvent-ils bien concerner la santé de l'aquarium ? C'est que le continent, ette période correspond au grand marais qui engendra nos réserves actuelles de charbons.Il faut imaginer le paysage de cette époque comme une dense forêt marécageuse couverte de fougère et de prêles géantes et couvrant des continents entiers. C'est un milieu d'eau douce, extrêmement fragmenté dans lequel les poissons sont partout aux côtés des libellules de trente centimètres d'envergure et des premiers bratraciens qui tentent l'aventure terrestre. En bref, on peut concevoir à partir de cette situation, d'une part des océans moins salés que ceux d'aujourd'hui et d'autres part (face à face) des continents envahis par les marais et la forêt humide. Or, on sait grâce aux théories modernes de l'évolution et, en particulier, à la lumière des travaux de Ernst Mayr, que l'isolement géographique de populations animales est le facteur le plus important sinon le facteur fondamental de la naissance d'espèces nouvelles.
Bien sûr, au Carbonifère, les poissons colonisent les continents sur lesquels ils s'éparpillent et s'isolent en une infinité de milieux. On assiste d'abord à la prolifération des populations, puis à leur spécialisation et enfin à leur éclatement en une multitude d'espèces. Certaines vont conquérir le milieu marin et c'est ainsi qu'au seuil du secondaire, les océans sont miraculeusement peuplés de poissons modernes. Ces derniers n'ont pas pu évoluer en ces mers trop stables où subsistent encore des formes reliques des époques précédentes. Elles proviennent donc bien en grande partie des eaux douces et avaient une double respiration, comme de nos jours le "combattant" dans nos aquariums. En pratique, il n'y a qu'une chose à retenir : si l'on ne peut pas trancher et affirmer que la plupart des poissons marins modernes descendent d'espèces d'eau douce, on peut constater que les arguments vont dans ce sens.
Au secondaire, les quatres ordes dont se compose la classe des poissons ont des destinées différentes. Les requins se diversifient, les ganoïdes archaïques se stabilisent sous la forme des esturgeons, et les poissons pulmonés se réfugient définitivement dans les eaux douces qu'ils occupent actuellement.
Tous régressent devant les poissons épineux modernes dits Téléostéens et sans doute issus de marais d'eau douce du Carbonifère, ce sont eux qui désormais tiendront partout le haut pavé et ce jusqu'en nos aquariums d'eau douce comme d'eau de mer.
Au Tertiaire, la stabilisation s'est si bien accomplie que pratiquement on ne constate plus d'évolution sensible, pas plus que durant l'ère quaternaire.
Les espèces actuellement localisées dans les mers chaudes ou dans les eaux douces tropicales existaient. Certes, elles habitaient des régions beaucoup, plus septentrionales telles que : l'Amérique du Nord, l'Asie, l'Europe. Mais, c'était déjà les poissons d'aujourd'hui.
Avec une répartition géographique différente, on retrouvait ici des anguilles, des carpes et des tanches, là des goujons et des brochets, les premiers se retrouvant très souvent comme actuellement, dans le ventre des seconds. Ailleurs, on découvrait des thons, des poissons plats, etc ..., c'est-à-dire des espèces dont certaines vivent aujoud'hui en eau douce et d'autres en eau de mer.
De ce bref coup de projecteur sur le passé, le plus lointain, il résulte donc que la différenciation des vertébrés aquatiques s'est faite vraisemblablement dans des eaux douces. C'est progressivement que certains groupes et genres de poissons modernes se seraient aventurés à nouveau dans des eaux saumâtres, puis de plus en plsu salée.
Et, s'il est évident que certains sujets n'ont acquis la plénitude de leur développement que dans un milieu marin, il n'en demeure pas moins curieux de noter que, de nos jours encore, certaines variétés de requins et de poissons plats tels que les raies et soles vivent en eau douce. C'est bien l'indice de passages constants entre ces deux milieux.
Rapports actuels entre l'eau douce et l'eau de mer.
Il est difficile de préciser le nombre des espèces de poissons qui peuplent actuellement les eaux du globe. Les chiffres cités depuis 1960, par plusieurs spécialistes diffèrent considérablement. Il soscillent entre 15 000 et 40 000. L'estimation plus prudente de Cohen en 1970, donnant un chiffre de 20 000 espèces, paraît le plus proche de la réalité. Cet auteur, dans le shéma très parlant que je reproduis ci dessous montre le pourcentage qui existe entre les espèces d'eaux douces et d'eau marines.

Les poissons peuplant les eaux douces représentant 41,2% des espèces.
Parmi eux, l'aquariophilie remarque avec intérêt les poissons dits "primaires", ces véritables fossiles vivants que sont les Calamoichtys et les Protoptères. Ces derniers poissons des marais africains, non seulement utilisent pour respirer à la surface des branchies et des poumons, mais encore se mettent à l'abri dans un cocon de mucus quand leur habitat est desséché.
Les poissosn dits "secondaires", vivent essentiellment en eau douce mais peuvent s'aventurer dans l'eau de mer pendant un certain temps. Leur nombre limité présente 8%. Dans ce groupe l'on trouve des espèces qui intéresse l'aquariophilie :
- Les membres de la famille des Cyprinodontidés dont une partie comme certains Fundulus ne quittent plus le milieu marin;
- Dans une autre famille, celle des cichlidé, on découvre des poissons très accomodant au changements de densité comme Etropus et les Tilapia qui pondent aussi bien en eau douce qu'en eau salée;
- Enfin, chez les Poécilidés, on trouve des espèces appartenant au genre molliesnenia capable de vivre indifférment en eau douce ou en eau de mer.
Les poissons dits diadromes parce qu'ils passent facilement de l'eau douce à l'eau de mer. Dans ce groupe, qui compte + - 1% des espèces, l'on trouve à la fois :
- Les anguilles, qui naissent en mer et remontent dans les eaux douces;
- Les saumont, qui au contraire, pondent et passent leur jeunesse en eau douce avant de gagner la mer pour une période de trois ans et demi, au terme de laquelle ils reviennent pondre dans leur rivière natale.
Les poissons de mer représenant 58,2% des espèces, leur majorité, soit 40% de l'ensemble de ces poissons, sont des animaux d'eaux côtières chaudes parmi lesquelles se retrouvent les espèces intéressant l'aquariophilie marine.
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